Casa de Dom Inácio de Loyola

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Cure spirituelle. Maison Dom Inácio de Loyola. João de Deus /Jean de Dieu. Abadiânia. État de Goiás. Des milliers de consultations chaque semaine. Plus de dix millions de personnes reçues

Casa de Dom Inácio de Loyola

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Cure spirituelle. Maison Dom Inácio de Loyola. João de Deus /Jean de Dieu. Abadiânia. État de Goiás. Des milliers de consultations chaque semaine. Plus de dix millions de personnes reçues

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Jean de Dieu

Un jour, un petit garçon âgé de huit ans marchait dans la campagne brésilienne avec sa mère lorsqu’il prédit ceci : “il va pleuvoir si fort, mais si fort, qu’en moins d’une heure, un bon nombre des maisons de cette région seront détruites”. Sans doute du bavardage d’enfant, une blague sans queue ni tête... Dans le doute, la femme décida de l’écouter et d’aller se mettre à l’abri loin de la maison de son frère chez qui ils étaient en train de se rendre. Selon le petit Joaõ, cette maison ne résisterait pas non plus. Et en effet, la maison fut détruite. Et le bouche à oreille faisant le reste, l’histoire de João fit écho, aux quatre coins du Brésil.

“La foi, c’est croire en ce qu’on ne voit pas”

Patient spirituel de la Maison Dom Inácio de Loyola

Il raconte qu’il a toujours été “de Dieu” (de Deus). Adorateur de Sainte Rita de Cascia dès son plus jeune âge, il croit aux yeux d’un être supérieur qui voit tout, il croit à ses forces curatives. À l’âge de dix ans, il recevait déjà en lui des esprits de médecins. Puis dans les centres spirites, il se mit à servir de pont pour les aides destinées à ceux qui venaient chercher la guérison. Ignace de Loyola est une présence constante dans la vie de João Teixeira de Farias. Dans la maison qui porte le nom de ce saint homme ayant fondé une branche importante du spiritisme brésilien, João ne dort que d’un oeil afin de permettre à toutes les énergies positives de s’éveiller en lui.

En 1978, après de nombreux voyages pour consulter et guérir des patients, il se mit à recevoir des recommandations des esprits : il devait chercher un terrain à Abadiânia, dans l’État de Goiás, au Brésil. C’est dans cette ville d’environ quinze mille habitants située à environ quatre-vingts kilomètres de la capitale Brasília, qu’il devait construire une maison à proximité d’une chute d’eau. Entre ses murs, peints de bleu ciel et de blanc, João devait accomplir sa mission en aidant des milliers de personnes du monde entier à retrouver les chemins de la guérison et de la libération.

“La spiritualité est une connexion entre tout ce qui est sur la planète”

Bénévole de la Maison Dom Inácio de Loyola

Aujourd’hui âgé de soixante-seize ans, João de Deus reçoit des centaines de patients les mercredis, jeudis et vendredis : une myriade de langues, de coeurs et d’histoires arrivent à Abadiânia, une ville qui au fil des ans s’est transformée en un des lieux les plus importants de la manifestation de la foi dans le monde. Là-bas, tout tourne autour de la Maison Dom Inácio de Loyola : les auberges offrent les instructions pour s’y rendre, les panneaux pointent tous vers elle, les couleurs présentes dans les rues : Le blanc de la pureté et du respect qui habille également les corps, signe que dans ce lieu, les hiérarchies du monde contemporain n’ont pas leur place. Pour les esprits, tous sont égaux, dans la puissance et dans la douleur : nulle autre monnaie n’y a cours.

Le silence est profond. Les corps sont détendus. Les coeurs sont ouverts. Munis de photos des proches pour qui l’on vient chercher de l’aide, il faut spécifier : S’agit-il d’une première visite ? D’un retour ? D’une chirurgie spirituelle ? On est dirigé vers la file d’attente correspondante. Dans un moment, il sera possible de prendre contact avec l’un des esprits des médecins qui s’incarnent dans le corps de João de Dieu : à un patient, il pose des questions, avec un autre il discute, ou bien encore, prescrit une traitement à emporter et à base de produits de la maison. Dans tous les cas, João précise : Il est important de poursuivre le traitement médical traditionnel : les médecins sont les missionnaires du même Dieu envoyés pour traiter la matière. Mais quels que soient les soins qu’on y dispense, y compris les opérations chirurgicales, au sein de la Maison Ignace de Loyola, l’abandon et la foi sont ce qu’il y a de plus important.

“Pour faire des chirurgies spirituelles, on n’a pas besoin de couper la chair.

Les causes de la maladie sont dans l’esprit, ses effets sont dans le corps”

João de Deus

Si le patient le demande et l’esprit incorporé est d’accord, on peut faire des chirurgies physiques, car la plupart sont de nature exclusivement spirituelle. Pour quelques cas exceptionnels, João de Deus fait usage de ciseaux ou de scalpel et pratique des incisions permettant d’extraire des corps malades. Dans tous les cas et indépendamment du type de traitement dans la Maison Dom Inácio de Loyola : on ne prend pas rendez-vous et les consultations sont gratuites.

On ressent beaucoup de choses en présence de ce médium, l’un des plus importants du Brésil, et peut-être du monde. Mais ce qui frappe surtout, c’est la gratitude infinie qu’il inspire autour de lui. Cancers, surdité, cécité, épilepsie, sclérose en plaques, il y a des milliers et des milliers de cas de traitements ayant réussi, chez des gens de toutes les origines et dans tous les domaines de la médecine. Et alors que la file d’attente n’en finit pas d’augmenter à Abadiânia et partout dans le monde où il passe, l’humble João,  illettré, insiste : la guérison et la gloire sont comme lui... Elles appartiennent à Dieu.  

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